L'estime de votre enfant au fil des jours par "naître et grandir" 8/30

"Impliquer votre enfant dans les tâches quotidiennes"

Conte de Grimm pour les enfants en vacances (suite)

Le pauvre garçon meunier et la petite chatte

« Tiens, voilà une chatte bien étrange, se dit Hans, mais je voudrais tout de même aller voir si ce qu'elle dit est vrai. » La chatte l'emmena alors avec elle dans son château ensorcelé, où elle avait quantité de petits chats en guise de serviteurs. Ils montaient et descendaient l'escalier en bondissant lestement, et ils étaient joyeux et de bonne humeur. Le soir, quand ils s'installèrent à table, trois d'entre eux jouaient de la musique: l'un était à la contrebasse, l'autre au violon, et le troisième à la trompette, et il soufflait en gonflant les joues autant qu'il pouvait. 

Quand ils eurent fini de manger, on emporta la table et la petite chatte dit:
- À présent, Hans, viens danser avec moi.
- Non, répondit-il. Je ne danserai pas avec un minou, cela ne m'est encore jamais arrivé.
- Alors, emmenez-le au lit, dit-elle à ses chats.


L'un d'eux l'accompagna jusqu'à sa chambre avec une bougie, un autre lui enleva ses souliers, un autre ses bas, et un dernier souffla la bougie. Ils revinrent le lendemain matin et l'aidèrent à se lever: l'un lui mit ses bas, l'autre les lui attacha, un autre alla chercher ses souliers, un autre le lava et le dernier lui sécha le visage avec sa queue. « Comme c'est doux! » dit Hans. Cependant, Hans devait aussi travailler pour la chatte et casser du bois tous les jours. On lui donna pour cela une cognée d'argent, des coins et une scie qui étaient eux aussi en argent, et une masse de cuivre. Il cassait donc le bois et restait dans cette maison; il était bien nourri, mais il ne voyait jamais personne d'autre que la petite chatte bigarrée et ses domestiques.


Un jour, la chatte lui dit: « Va faucher ma prairie et fais-en sécher l'herbe ». Elle lui donna une faux d'argent et une pierre à aiguiser en or, et lui ordonna de ne pas oublier de lui rendre ces outils. Hans partit donc et fît ce qu'on lui avait ordonné. Son travail accompli, il rapporta la faux, la pierre à aiguiser et le foin à la maison et demanda à la chatte si elle ne voulait pas lui donner son salaire. 

« Non, répondit celle- ci, tu dois faire encore une chose: voilà du bois, une herminette, une équerre et tout ce qu'il te faut, l'ensemble est en argent. Construis-moi une petite maison. » 
 Hans construisit donc une petite maison et dit à la chatte qu'il avait fait tout ce qu'elle lui avait demandé, mais qu'il n'avait toujours pas son cheval. 

Or, les sept années étaient passées et il avait l'impression qu'il ne s'était écoulé que six mois. La chatte lui demanda s'il voulait voir ses chevaux. « Oui », répondit Hans. La chatte ouvrit la porte de la petit maison, et il y vit douze chevaux. Ah, qu'ils étaient beaux, et leurs flancs étaient si luisants que son cœur en bondissait de joie. 
La chatte lui donna à boire et à manger, puis elle lui dit: « Rentre chez toi, je ne te donnerai pas ton cheval maintenant. Je te l'amènerai moi-même dans trois jours. » Hans se mit donc en route et la chatte lui indiqua le chemin du moulin. Mais elle ne lui avait même pas donné de blouse neuve, si bien qu'il avait dû garder la vieille blouse élimée qu'il portait quand il était arrivé, et qui, au bout de ces sept années, était devenue trop petite pour lui de toutes parts. 

Quand il arriva au moulin, les deux autres garçons meuniers étaient déjà rentrés, eux aussi. Certes, chacun d'entre eux avait ramené un cheval, mais celui du premier était aveugle et celui du second était boiteux.

A suivre...

Vendée Globe: Eric Bellion 9ème aux Sables d'Olonne, 9 hommes encore en mer


J’ai ramené tant de choses… il va falloir faire un inventaire.
J’ai vécu en trois mois ce qu’on vit en 10 ou 15 ans à terre.
Dans la vie on a des soucis, il faut être créatif mais sur un Vendée Globe c’est quotidien. Tous les jours on a un problème et il faut trouver une solution pour le régler.
Tous les jours de nouvelles expériences.
Tous les jours on découvre une nouvelle facette de sa personnalité. J’ai ramené de la force, des antidotes contre la peur, de l’envie, une force créatrice.
J’ai l’impression que ma vision de la vie est à 360°.

Le Vendée Globe a changé ma vie.

La peur a été présente pendant tout le Vendée Globe, mais au même titre que le bonheur et pleins d’autres sentiments.
 La peur n’est pas un tabou.
Quand on part sur un 60 pieds faire le tour du monde en solitaire, si on n’a pas peur, c’est qu’on n’est pas câblé comme tout le monde.
La peur nourrit la créativité. Il y a aussi la peur d’avoir peur. Il y a quelques jours encore je me demandais comment j’allais faire pour terminer.


Vendée Globe · Il y a 13 heure

Conte pour les enfants en vacances




Le pauvre garçon meunier et la petite chatte
Un conte des frères Grimm Grimm

Dans un moulin vivait un vieux meunier qui n'avait ni femme ni enfants. Il avait à son service trois garçons meuniers. Un jour, après qu'ils eurent passé plusieurs années à son service, il leur dit: « Je suis vieux et je veux prendre ma retraite. Partez de par le monde, et à celui d'entre vous qui me ramènera le plus beau cheval, je donnerai mon moulin; en échange, il devra me nourrir jusqu'à la fin de mes jours. » Le troisième garçon meunier était le valet à tout faire. Les deux autres le prenaient pour un idiot et ne voulaient pas que le moulin lui appartienne. Et lui, de son côté, il ne voulait même pas l'avoir.

Ils se mirent donc en route tous les trois et, quand ils arrivèrent à la sortie du village, les deux autres garçons dirent à Hans l'idiot: « Toi, tu peux rester ici. De toute façon, jamais de la vie tu n'auras un cheval. » Mais Hans poursuivit son chemin avec eux. Quand la nuit tomba, ils arrivèrent à une grotte dans laquelle ils s'installèrent pour dormir. Les deux malins attendirent que Hans se soit endormi, puis ils se levèrent et partirent, laissant Hans allongé là et se disant qu'ils l'avaient bien eu.
Oh, je vous le dis: vous ne ferez pas les malins longtemps comme cela!
Quand le soleil se leva et que Hans ouvrit les yeux, il se trouvait dans une profonde grotte. Il regarda partout autour de lui et s'écria: « Ah, mon Dieu! Où suis-je? » Puis il se leva, remonta jusqu'à l'entrée de la grotte et sortit dans la forêt, tout en pensant: « Je suis tout seul et abandonné ici, comment pourrais-je bien me procurer un cheval, à présent? » Tandis qu'il marchait ainsi, plongé dans ses pensées, il rencontra une petite chatte au pelage bigarré qui lui parla très gentiment:
- Où vas-tu, Hans?
- Ah, de toute façon, tu ne peux pas m'aider.
- Je sais bien ce que tu désires, répondit la petite chatte: tu voudrais avoir un bon cheval. Suis-moi et sois mon fidèle serviteur pendant sept ans, et je t'en donnerai un qui sera plus beau que tous ceux que tu auras vus de toute ta vie.


A suivre...

A quoi sert la culpabilité ?




Si elle est toujours douloureuse, la culpabilité n’est pas forcément négative. C’est une émotion structurante, qui favorise l’empathie, et un repère utile entre le bien et le mal.
 
« La culpabilité est une expérience émotionnelle désagréable, caractérisée par un sentiment de tension, d’anxiété et d’agitation, écrit Laurent Bègue, psychologue social. Mais, bien avant de constituer une manifestation inadaptée, elle est un signe de bonne santé psychologique. » Elle nous signale que nous avons mal agi, transgressé nos valeurs, nos principes moraux. 

Par exemple, je suis toujours en colère contre moi lorsque je m’énerve après une caissière du supermarché. J’avais le choix d’agir autrement, de faire preuve de patience ; et je n’aime ni perdre mon self-control, ni blesser les autres. Donc, je regrette les mots que j’ai eus.
« Le souvenir des tourments qui accompagnent la culpabilité nous incite à être loyaux, à bien traiter les autres, humains ou animaux, confirme Laurent Bègue dans son essai. Elle nous rend plus empathiques, plus sensibles à leur souffrance, plus rapides à nous excuser. »

Elle serait donc un utile garde-fou pour rester dans le droit chemin, une émotion structurante, garante de notre conscience du bien et du mal. Pourtant, nous le constatons dans la vie quotidienne, notre sentiment de culpabilité nous fait rarement avancer sur ces voies raisonnables et empathiques. Bien au contraire, il est souvent cause d’angoisses inutiles. D’autant que notre ressenti à lui seul ne nous permet pas de distinguer la culpabilité utile de son pendant destructeur.

Isabelle Taubes
PSYCHOLOGIE Magazine